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Kourtney Roy, une photographe qui aime se prendre en photo.

16 avril 2010

À la frontière de l’art et de la mode, Kourtney Roy mêle la fiction et l’autoportrait dans des mises en scène pleines de mystère :

« Parce qu’ainsi je peux créer une mythologie de moi-même. Je peux vivre plus de vies. Je ne me reconnais pas sur les images. C’est une vision de moi plus élégante, pleine de grâce. Je n’adore pas me voir dans les miroirs, mais j’aime m’étudier sur les photographies. Le temps est arrêté, les émotions sont stables, les situations immobiles, j’ai tout mon temps pour réfléchir sur moi-même… J’adore l’idée de vivre une vie surréelle. Une vie d’héroïne. Depuis que je fais de la photographie, j’ai toujours fait des autoportraits. »

Née au Canada, Kourtney a étudié aux Beaux-arts d’Emily Carr University. Elle voulait devenir peintre, mais après avoir pris un cours de photographie, elle a réalisé qu’il était beaucoup plus facile de prendre une photo que d’essayer de peindre.

Comme il était difficile de trouver des modèles, elle commença à faire des auto-portraits à l’université.

Son travail est influencé par de nombreux artistes tels que Jeff Wall, Stephen Shore, Francis Bacon ou encore Hitchcock. Elle vit et travaille à Paris.

Ses projets sont basés sur la recherche de la beauté et de l’extraordinaire dans un univers banal. Elle est particulièrement attirée par les banlieues qui sont selon elle, des lieux transitoires où les gens peuvent potentiellement vivre plusieurs réalités dans un même quotidien.

Une de ses influences est «L’inquiétante étrangeté » de Freud, une démonstration sur le plus étrange et souvent aussi le plus familier. Les lieux domestiques se transforment en espace où le bizarre peut se manifester. L’atmosphère des endroits devient le reflet d’un état psychologique.

Les images de Kourtney Roy sont plus que des autoportraits, ce sont des autofictions. A chaque fois, la photographe se met en scène à l’intérieur d’une histoire dont nous ne voyons qu’un extrait. Comme si l’image était juste une image test.

Les lumières sont dramatiques, les couleurs un peu chargées, le jour bascule, le temps se couvre… quelque chose va ou vient de se passer.

Ce sont toujours des situations tendues. Toujours distanciées par la qualité des éclairages et la palette des couleurs.

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Un joli travail, délicat et sensuel, une poésie narrative dans l’image, serait-ce la nouvelle Guy Bourdin ?

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2 commentaires leave one →
  1. 28 mars 2012 21:02

    serait-ce la nouvelle Guy Bourdin ?
    Sidérante comparaison

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