À la frontière de l’art et de la mode, Kourtney Roy mêle la fiction et l’autoportrait dans des mises en scène pleines de mystère :
« Parce qu’ainsi je peux créer une mythologie de moi-même. Je peux vivre plus de vies. Je ne me reconnais pas sur les images. C’est une vision de moi plus élégante, pleine de grâce. Je n’adore pas me voir dans les miroirs, mais j’aime m’étudier sur les photographies. Le temps est arrêté, les émotions sont stables, les situations immobiles, j’ai tout mon temps pour réfléchir sur moi-même… J’adore l’idée de vivre une vie surréelle. Une vie d’héroïne. Depuis que je fais de la photographie, j’ai toujours fait des autoportraits. »
Née au Canada, Kourtney a étudié aux Beaux-arts d’Emily Carr University. Elle voulait devenir peintre, mais après avoir pris un cours de photographie, elle a réalisé qu’il était beaucoup plus facile de prendre une photo que d’essayer de peindre.
Comme il était difficile de trouver des modèles, elle commença à faire des auto-portraits à l’université.
Son travail est influencé par de nombreux artistes tels que Jeff Wall, Stephen Shore, Francis Bacon ou encore Hitchcock. Elle vit et travaille à Paris.
Ses projets sont basés sur la recherche de la beauté et de l’extraordinaire dans un univers banal. Elle est particulièrement attirée par les banlieues qui sont selon elle, des lieux transitoires où les gens peuvent potentiellement vivre plusieurs réalités dans un même quotidien.
Une de ses influences est «L’inquiétante étrangeté » de Freud, une démonstration sur le plus étrange et souvent aussi le plus familier. Les lieux domestiques se transforment en espace où le bizarre peut se manifester. L’atmosphère des endroits devient le reflet d’un état psychologique.
Les images de Kourtney Roy sont plus que des autoportraits, ce sont des autofictions. A chaque fois, la photographe se met en scène à l’intérieur d’une histoire dont nous ne voyons qu’un extrait. Comme si l’image était juste une image test.
Les lumières sont dramatiques, les couleurs un peu chargées, le jour bascule, le temps se couvre… quelque chose va ou vient de se passer.
Ce sont toujours des situations tendues. Toujours distanciées par la qualité des éclairages et la palette des couleurs.
Campagne pub pour Bocage :
Un joli travail, délicat et sensuel, une poésie narrative dans l’image, serait-ce la nouvelle Guy Bourdin ?
OUI fm soigne sa rock-attitude.
OUI fm lance une nouvelle campagne, intitulée « Rock is here to change your life », ces prints développés par LEG ont pour but de toucher une cible d’auditeurs assoiffés de Rock. Depuis quelques années, OUI fm prend le parti de se positionner par rapport aux autres radios.
Les visuels mettent en scène 3 artistes, icônes du rock (Kurt Cobain, Amy Winehouse et Marilyn Manson) qui ont été métamorphosés par la musique .
Epurées les annonces continuent dans l’esprit des précédentes campagnes de la station :
Comme dirait Neil Young : « Rock and Roll is here to stay ! »
Une fois n’est pas coutume ! Après « Say Yes « , le nouveau clip du frenchy Wax Tailor (Compositeur d’images sur vinyle, metteur en sons sur scène) réalisé par Romain Chassaing (Pony Pony Run Run, Gush… ) produit par SoLab, est une petite merveille !
« I Own You », un des meilleurs morceau extrait du dernier album « In The Modd For Life » est un duo avec Charlie Winston. Il en ressort un drôle de clip mélangeant film, stop motion et papier-craft dans un univers très « Michel Gondry ».
Pour la petite anecdote, Wax taylor a proposé à Charlie de faire cette chanson avec lui avant qu’il connaisse son succès phénoménal, Wax Tailor a alors pensé que le titre ne verrait jamais le jour, mais à son agréable surprise Charlie Winston a tout de même accepté avec grand plaisir malgré sa notoriété.
« I own you » sera t-il en course pour le meilleur clip de l’année aux prochaines Victoires de la Musique ?
Découvrez la vidéo intégrale en HD :
Le making-of :
La mode du clip graphique et typographié continue de sévir sur la toile, pour preuve le dernier clip d’Hocus Pocus “Beautiful Losers“, en ligne depuis hier et réalisé par Nyno.
Get back !
A Paris et en proche banlieue, une vague d’affichage pour EUROSTAR a coloré les panneaux 4×3 avec de jolies photos des années 60-70.
Ces clichés touristiques de type « personnel » représentent des jeunes femmes, des couples ou des familles avec en arrière plan, Big-Ben et les fameux bus à étages rouges, dans les rues londoniennes.
Le slogan « Depuis quand n’êtes-vous pas allé à Londres ? » fait référence aux souvenirs « Rock » des 60’s. On peut aussi y trouver un lien avec l’enfance… Le fameux voyage scolaire en Angleterre !
Nombreux d’entre nous ont été pour la première fois à Londres en voyage scolaire et gardent enfoui au fond d’eux, de sympathiques moments ( le bon « jello » au goûter 😉 )
Cette nouvelle campagne ne donne pas forcement d’air frais mais se veut touchante, jolie, et est abordée avec humour.
Si vous vous reconnaissez dans ces tirages, un jeu sur internet « Get Back to London » vous permet de déposer vos plus belles photos british, de les dater jusqu’à maintenant et de les faire partager à tous les participants.
Cliquer ici : Get back to london
Alors GET BACK !!!
L’argent ne dort jamais !
Après W. L’improbable Président et World Trade Center, l’aventurier Oliver Stone, toujours engagé de façon artistique et politique, nous tisse la toile du deuxième volet de Wall Street.
Ce film culte sorti en 1987 dont la suite est intitulée « L’argent ne dort jamais » donne une certaine nostalgie d’un métier qui faisait rêver, Trader (Golden boy).
Le casting a changé : Shia LaBeouf, Josh Brolin, Carey Mulligan, Frank Langella, Susan Sarandon, Michael Douglas et Charlie Sheen, qui était dans le premier film mais n’y joue qu’un petit rôle.
Wall Street 2 est une suite au parfum de l’actualité : les récentes chutes des marchés financiers du monde et l’implication médiatique ont vraisemblablement inspiré les scénaristes.
Le synopsis de Wall Street 2 le confirme :
Le film se déroule 20 ans après le premier film, en Juin 2008, avant le crack boursier de Wall Street et les parachutes fédéraux.
Gordon Gekko (Michael Douglas) vient d’être libéré de sa peine de prison. Avec son image « salie », il n’arrive pas à avertir Wall Street d’un nouveau crack boursier. Il aide alors son futur gendre, décidé à se venger du responsable du suicide de son mentor. En échange, Gordon Gekko exigera que son gendre le rapproche de sa fille.
Même si ce film n’est que du réchauffé, l’argent brûlera toujours les doigts… reste à savoir comme ne pas créer d’incendie !
Date de sortie cinéma : 29 septembre 2010
Ça pixellise !
Un grand retour du petit carré dit « le pixel », forme qui illustra de façon évidente tous les jeux vidéos qui ont bercé les années 80.
La 2D se ne peut pas s’intègrer dans le monde réel car elle s’installe sur un plan horizontal et n’a aucun volume, néanmoins dans le film de Patrick Jean, toutes les icônes utilisant ce graphisme s’intègrent totalement dans le monde d’aujourd’hui et viennent envahir la « big apple », New York.
Est-ce un flashback forcé dans nos souvenirs, ou une critique d’une dangereuse virtualité qui peut s’apparenter aux jeux vidéos ?
Seul le noir de l’écran pourra nous le dire …


















